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L'Humain cet "Homo Sapiens" raté ?

La souffrance et la maltraitance animale par l’humain, sont le résultat d'une utilisation des animaux comme un bien matériel à valeur financière. C’est un grand tabou et un immense déni de nos sociétés industrielles et marchandes.


On peut condamner ceux qui font le "mauvais" boulot, les agriculteurs, les éleveurs, les transporteurs, les abattoirs, mais toute cette chaine existe car au bout il y a ceux qui consomment les animaux en produits. Il y aussi les politiques agricole productivistes, les puissant syndicats, les états protectionnistes qui subventionnent les filières à forte concurrence et les industriels du secteur qui valorisent à foison sous d'autres formes ces produits d'origine animale.

 

"Un beau décor pour cacher une véritable « misère de l'empathie »"

 
Il faut avoir, au moins une fois dans sa vie, mis les pieds dans un abattoir pour comprendre et ressentir (sentir aussi avec ses narines) ce que la mise à mort représente dans ces lieux. De même, il faut aussi avoir vu au moins une fois un élevage intensifs, de porcs, de poulets, de canards, mais aussi de poules pondeuse et de vaches laitières, pour en saisir l’aberration et parfois l’ignominie.

 
Et oui derrière le bel emballage en rayon, les pubs alléchantes, les produits estampillés du "terroir", il y a tout cela, un beau décor pour cacher une véritable « misère de l'empathie », qui si elle peut être humaine (comme la détresse des agriculteurs) est principalement animale. L'homme a encore un grand chemin pour considérer l'animal comme sont égal, et il faudrait déjà qu'il en soit de même pour ses semblables. Alors quand on observe le spectacle de la Corrida,  il ne faut y voir juste qu'une mise en scène, qui par le sésame de la tradition ne fait que montrer ce qui se passe en coulisse le reste du temps. De même la chasse est un loisirs malsain et archaïque, où les chasseurs tentent de nous faire croire qu'ils sont les "premiers écologistes" et que sans eux la nature et monde sauvage seraient en débacle. Malheureusement, tout ceci nous dévoile avec tristesse l'abîme qui nous sépare encore du simple respect des êtres vivants. Des animaux soumis, violentés, torturés, assassinés, bref des actes pas très glorieux pour l’Homo Sapiens Sapiens.

 

"On reste fermement accroché aux racines du mal"

 
La grande révolution industrielle de l'après guerre, nous montre 70 ans plus tard tout les dégâts qu'elle a causé, dont l'empoisonnement des sols et des nappes phréatiques pat les pesticides et les engrais chimiques (démontré par des études depuis les années 1970). Tous ces problèmes majeurs pour la santé et l’environnement sont aujourd'hui mis au grand jour et dénoncés, mais sans changement véritable... On reste fermement accroché aux racines du mal.


Ainsi, il suffit de s'arrêter sur les votes récents des députés de l’assemblée nationale en France contre l'arrêt de l'utilisation du Glyphosate, et ce par deux fois à quelques mois d'écarts seulement. Les lobbys industriels qui courtisent la classe politique ont encore de beaux jours devant eux. Ce fameux Glyphosate (Bayer Monsanto) se retrouve même dans les vaccins dont il a contaminé les souches... belle chaine de circonstance. D'ailleurs les vaccins, maintenant nos enfants en auront 4 fois plus dans la même dose avec de l’aluminium en plus! On vit dans un monde formidable.

 

"Aucun animal, ni aucune espèce vivante, sur cette terre n'est à la hauteur de la cruauté et du pouvoir destructeur de l'homme"

 
Revenons à nos moutons : la maxime de Thomas Hobbes "L'homme est un loup pour l'homme" est quelque part une insulte au monde animal.  Aucun animal, ni aucune espèce vivante, sur cette terre n'est à la hauteur de la cruauté et du pouvoir destructeur de l'homme. Et le comportement des loups dans leur vie sociale et environnementale est exemplaire à bien des égards, et ce pour l’un des plus grands prédateurs terrestre.

 

A titre d'exemple la vie d’un cochon d’élevage ressemble à ça : lui arracher les dents à vif, le castrer à vif, le mettre dans le noir attaché dans un enclos où il ne peut à peine se retourner, lui donner une nourriture pour doper sa croissance fois dix, le laisser dans ses excréments, puis au bout de quelques mois l'emmener à travers l'Europe pour se faire découper pour ensuite finir dans une barquette plastique au rayon "frais"... et dont une partie sera jetée par les surpermarchés car périmée, l'autre par le consommateur car il aime bien gaspiller ce qu'il y a dans son assiette, puisque 50% de notre alimentation finit à la poubelle.

 

"La richesse d'une forêt Amazonienne est sans comparaison avec le règne de l'homme et ses civilisations."

 

Rappelons-nous que les génocides (humains comme animaux) sont bien une invention de l'homme, et qu'il n'y a là aucune bienveillance. Est-ce réellement digne de celui qui se proclame le plus "évolué" sur Terre? Portons un autre regard ici sur l’Homme moderne avec cet article: "L'Homme, ce tueur en série" de Frédéric Lewino

 

La nature on l’observe souvent très mal. La nature et le monde animal, sont tout sauf "destructeurs" voire "hégémoniques". C'est bien l'inverse. Il y a toujours adaptation au milieu et une parfaite cohabitation. Il ne faut pas regarder par le petit bout de la lorgnette et ne voir que le près carré devant ses yeux. Il y a une énorme biodiversité dans les milieux naturels même les plus hostiles. La richesse d'une forêt Amazonienne est sans comparaison avec le règne de l'homme et ses civilisations. Dans "la vie secrète des arbres", Peter Wohlleben y expose scientifiquement toute leur "intelligence", là où d'autres comme les peuples premiers ont compris que le monde n'est pas que ce que l'on voit ou ce que l’on croit voire... Cherchez la biodiversité dans une ville? Il y a à peine quelques arbres, des chiens et des chats domestiques, mais surtout beaucoup de rats et des parasites. Le reste, le vivant c'est toujours la nature qui le fournit. On peut définir l'homme comme ayant un instinct grégaire, et si c'est cela avoir une "intelligence collective", préférons de loin celle des baleines, des fourmis ou des abeilles plus harmonieuse.

 

"Cela nous conforte de nous croire supérieur aux autres êtres vivants"

 

Si c'est le cerveau de l'homme qui autorise sa "cruauté", qui le pense? L'homme bien sûr. Cependant, à un moment il ne faut pas avoir peur de pousser ses pensées et ses réflexions jusqu'au bout, quitte à en voir l'abîme. Et donc à cause de son cerveau qui le rend plus intelligent, faire "souffrir" est le prix de sa supériorité neuronale? On n'est pas loin du sadisme! Prenons quelques exemples concrets sans remonter trop loin dans notre histoire, soit six siècles sur quatre millions d'années, voilà ce que l'homme produit grâce à son cerveau dit "développé" à lire dans cet article : "Les 12 pires  génocides de l'histoire de l'humanité"

 

Ce monde là, auquel chacun participe, consciemment et inconsciemment, pris dans des dogmes sociétaux, des croyances, des formatages de tout poil, doit-on continuer à en faire la promotion ? Doit-on continuer à participer à l’ouvrage, parce que au fond on est lâche, parce que notre  égo est si grand que l’on se prend parfois pour dieu et que cela nous conforte de nous croire supérieur aux autres êtres vivants ? Doit-on persévérer à être le mouton bêlant de concert dans le troupeau, hostile à tout changement dans sa personne?

 

"En ce sens l'homme est un animal raté, peut être le fruit d'une mauvaise expérimentation?"

 

Quand Einstein a posé la théorie de la relativité, c'est bien pour montrer que le monde tel que nous le voyons (et voulons le voir) est bien différent, et que les forces qui agissent sur l'Univers et le maintiennent en équilibre (ou en dynamique), sont tout autre chose que du dogmatisme et de la religion. Réduire l'univers, la vie, la nature, la création, à une cause et à un effet, c'est comme vouloir faire renter un cube dans une fente triangulaire...

 

Le profit financier est un concept humain, dogmatisé par les sociétés dites « modernes » matérialistes et capitalistes. La notion de profit n'existe pas en réalité dans l'Univers et ni dans la vie. Le vivant est une dynamique puissante, faîte d'entraide, de coopération, de synergie, dont la résonance globale est la fréquence de l'Amour. En ce sens l'homme est un animal raté, peut être le fruit d'une mauvaise expérimentation d'une entité supérieure? Le changement, c'est le résultat de la prise de conscience qui l'a produit. Changer profondément en soi, c'est s’opposer à certaines forces « archaïques » et « rétrogrades ». Ces forces ne sont dans le fond que des concepts produits pour de la manipulation de masse (le crime profite toujours à quelqu'un), offrant aux populations faibles des rassurances et des illusions, puis au final les enfermant dans de fausses croyances et des peurs... L'histoire humaine en est remplie.

 

"Et pourtant on dit bien que « souffrir » c'est « inhumain »..."

 

L'éveil des hommes s'oppose toujours à sa violence, c'est une puissante dualité chez lui. Cependant tous les humains ne sont pas ainsi. Certains ont cheminé et s’opposent cette fatalité. Faire passer un modèle sociétal "violent" et "cruel" comme étant un saint Graal est une vraie imposture. Et cette imposture est difficile à comprendre pour des cerveaux limités en consciences et en introspection. Mais comme souvent, les idéologies archaïques et violentes s'imposent comme une hégémonie sur la planète, c'est l'effet miroir du groupe. Au final, il y a énormément de souffrance sur Terre, autant chez les animaux que chez l'homme, et les humains en sont majoritairement responsables. Et pourtant, on dit bien que « souffrir » c'est « inhumain »...

 

Mais il ne faut pas sombrer dans le dégoût de l'humanité. Si on sombre dans ce dégoût, on sombre dans le rejet de soi-même et c’est la porte au suicide, à moins d'explorer une autre voie, autre que la soumission au dictat dominant. Certaines visions du monde dépassent les formes visibles. C'est ce que nous apprennent les peuples premiers et les chamanes. L'empathie est la première étape à l'ouverture de conscience. Apprendre à ressentir du respect pour la souffrance de l'autre. Certains animaux ont aussi de l'empathie, le Campagnol aussi, des études scientifiques l'ont prouvé. La souffrance humaine sur Terre est immense, mais c'est un tabou et un grand déni avec la peur de la mort. En France, on recense 10.000 suicides par an sur 200.000 tentatives. A contrario, les accidents de la route provoquent 3000 morts par an, mais ce secteur rapporte à l'état beaucoup d’argent qui y investit au nom de la "sécurité" à grands coups de culpabilisation et de répression sur les automobilistes.

 

L’éducation ne rapporte rien, c’est plutôt le danger des sociétés basées sur le profit financier plutôt que sur les qualités humaines. Car la soumission citoyenne au dogme du protecteur est au final beaucoup plus lucrative pour le dominant. Mais la réalité montre que les gens souffrent, au travail, dans leurs relations, dans leur chair, dans leur tête et surtout au quotidien. Un quart des Français est sous anxiolytiques... un énorme business pharmaceutique mais qui ne résout rien. Effacer la douleur n'enlève pas le mal, cela abrutit juste. Cette souffrance se retrouve à travers le monde : pauvreté, maladie, guerre, violence, esclavage moderne, peur, manque d'amour... Toutes ces âmes privées d'elles-même, de se sentir vivantes, anéanties par le pouvoir de ceux qui dirigent le monde et imposent leur doctrine collective du "money money" au nom du modernisme.

 

"L'être humain est donc une espèce à part, mais est-elle la seule à avoir de la conscience?"

 

Cependant, nous les humains avec 7 milliard d'individus, nous ne représentons que 0,01% des êtres vivants sur la planète. Les plus nombreux et les plus silencieux, ce sont les vers, les crustacés et les fourmis. Etrangement, aucun de ce top trois du monde animal n'est lié à la destruction, aux génocides, à la souffrance sur la planète, bien au contraire. Sans eux, la vie n’existerait surement plus sur Terre. L'être humain est donc une espèce à part, mais est-elle la seule à avoir de la conscience? A quoi lui sert cette conscience, si il n'est pas capable de renverser la vapeur de ses travers génétiques et comportementaux?

 

Alors on peut légitimement se poser la question suivante. Doit-on accepter qu'une fraction dominante au pouvoir dans le monde (dont beaucoup sont des psychopathes à l'image de certains présidents de grands états) impose sa vision narcissique, ses intérêts, ses règles, au détriment de tous ceux qui en souffrent ou en meurent?

Peut être que la planète n'y survivra pas... à moins d'un miracle? Il est clair que tant que cette société matérialiste, noyée dans la cupidité sans limites, persistera, il sera très difficile de tirer un profit durable des effets positifs de l'émergence d'une autre vision du monde plus respectueuse.

 

L'avenir appartient à ces groupes d'humains vivant en synergie avec la magie de la vie, et dont la consciente et la spiritualité sont en harmonie avec le respect du vivant et de la nature.

 

- Jérôme Rochelle -

 

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- À propos de Jérôme Rochelle -

Amoureux de la nature, ancien grimpeur et alpiniste de haut-niveau, passionné de vol en wingsuit, Ingénieur en physique thermodynamique puis formé à la Médecine Traditionnelle Chinoise, à la Bioénergie et à la Psycho-énergétique, spécialiste en mémoire trans-générationnelles et karmiques.

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