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Les enfants médicaments, enfants prisonniers

"Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie,
et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
ou perdre en un seul coup le gain de cent parties,
sans un geste et sans un soupir.

tu seras un homme, mon fils."

Rudyard Kipling

Ce superbe poème initiatique de Rudyard Kipling sur le passage de l’enfance à la vie adulte, est une ode à la liberté d’être soi-même. Nos enfants ne nous appartiennent pas, ils appartiennent à la vie, à la Terre et à l’Univers. Nous sommes tous des enfants de la vie, de la Terre et de l’Univers. Il n’y a pas une particule, un être qui ne le soit pas. Et c’est bien toute la magie et le cadeau qui nous est donné d’exister et de créer.

 

Vous êtes peut-être un « enfant médicament » sans le savoir, même si nous portons tous un peu en nous de projections parentales. Nous ne mettons pas au monde des enfants pour qu’ils soient nos esclaves, nos substituts, et des pansements sur nos blessures de vie. Nous les enfantons pour qu’ils puissent réaliser leur destin sur cette planète, et participer à la création du monde par toute la beauté, l’intelligence, la créativité et l’amour qu’ils portent en eux.

 

"...par une projection consciente et inconsciente, espérer la venue d’un enfant dans leur vie, pour y trouver du sens mais surtout une forme de guérison."


Cependant, certains parents peuvent chercher à compenser leurs problématiques personnelles par un enfant. Ils peuvent par une projection consciente et inconsciente, espérer la venue d’un enfant dans leur vie, pour y trouver du sens mais surtout une forme de guérison. Ce sont les
« enfant médicament ». Ils ne sont pas là pour soigner le corps et les organes d’un frère ou d’une soeur, mais pour soigner la psychologie du parent qui en porte le projet. Et je parle bien de projet, car le désir lui est quelque chose de l’ordre du ressenti intérieur, de l’intuition, en connexion à une conscience extra-temporelle et causale, alors que le projet est un procédé de construction mentale généralement basé sur des illusions et des croyances personnelles voire collectives.

Un enfant utilisé comme un « médicament » par un tel parent (souvent la mère), va être un enfant dont l’existence va être compliquée en termes de constructions personnelles. Et c’est une grande souffrance intérieure que cet enfant va devoir affronter depuis l’enfance jusqu’à l’âge adulte. Au lieu d’être encouragé et reconnu pour ce qu’il est, il va devoir être ce que le parent espère de lui et surtout ce qu’il espère obtenir pour lui-même, ne plus souffrir au présent. Car le parent qui projette la naissance d'un
« enfant médicament » cherche à se guérir lui-même. C'est une forme de mise en scène mais réelle au lieu d’être symbolique, démarche à l’opposé d’un accompagnement thérapeutique. Né, cet enfant va devoir prendre la place de ce « parent enfant » pour lui éviter de se sentir abandonné à lui-même et à ses démons intérieurs. Et dans une forme de « retour vers le futur », il sera prié de rejouer l’enfance de ce parent dont il ne connait rien du passé.

 

"C’est une forme de rétro-projection, dans l’espoir de reconditionner un présent dénué de souffrances."


Les parents qui font le projet d’un « enfant médicament » ont une grande instabilité relationnelle, émotionnelle et narcissique. Cet enfant est là pour remplacer et tenter d’effacer le mauvais « programme » que ce parent a vécu dans son enfance. C’est un peu comme si nous désirions un jumeau pour prendre notre place, et par un jeu de passe-passe effacer notre « mauvais »  passé. Au lieu de revenir à son propre « enfant intérieur », de soigner ses souffrances et de pacifier ses liens traumatiques, le parent d’un « enfant médicament » cherche à le remplacer par un « clone ». C’est une forme de rétro-projection, dans l’espoir de reconditionner un présent dénué de souffrances. Mais cela ne marche pas car ce n’est qu’une illusion momentanée, mais qui par contre va avoir de graves conséquences pour l’intégrité et l’équilibre de l'enfant. Car c’est bien avec son âme qu’il faut converser les yeux dans les yeux pour se soigner, et non avec l'âme d’un autre.

Nécessairement dans son processus d’évolution « l’enfant médicament » va se heurter violemment au projet du parent. Chaque être vivant est fait pour vivre son propre chemin de vie et non pas celui d’un autre même de sa propre famille. C’est dans une grande souffrance intérieure, accompagnée aussi parfois de comportements autodestructeurs, que cet enfant va grandir sous une emprise mentale et affective l'amenant aussi à la dépendance. En effet, le parent va rapidement déchanter lorsqu’il va s’apercevoir qu’il ne peut pas contrôler le processus d’évolution de son enfant. II tentera de le faire par divers stratagèmes de manipulation jusqu’à l’explosion. C’est la nature propre de l’enfant qui va déterminer le scénario et comment il va s’y soumettre avec plus ou moins de coopération.

 

"Ces « enfants médicaments » ressentent en eux la forme du vol d’une partie d’eux-mêmes, comme un grand vide intérieur."

Ces « enfants médicaments » ressentent en eux une forme de vol d’une partie d’eux-mêmes, comme un grand vide intérieur (une coquille vide). Concernant les émotions, ils sont dans la dualité de celles qui leurs sont propres et de celles du parent, dans une forme de va et vient, fonctionnant comme des éponges. Coté mental, ils perçoivent comme un dédoublement de leur personne, privé d’un raisonnement personnel, d’autant plus si le caractère émotionnel environnent est fort. Un parent très ancré dans l’émotion, déstabilisera facilement son enfant, les parents étant les référents de la petite enfance dont il ne peut ni s’éloigner ou ni briser l'image.

Dans un cadre familial, le parent qui projette d'avoir « enfant médicament » s’organisera pour rester célibataire ou, s’il vit en couple, l’autre parent sera complètement effacé et dans un déni profond voire un aveuglement sur ce qui se passe réellement (on retrouve le phénomène élargi au cercles des grands-parents du parent concerné).

L’âge adulte permet de se libérer de la projection de l’emprise de ce parent « toxique ». Mais seul l’éloignement est salutaire pour entamer une reconstruction personnelle et thérapeutique. Il faut alors ensuite aller regarder dans les mémoires trans-générationnelles pour trouver la clef qui libèrera, tant l’enfant que le parent, de ce scénario maladif et diabolique.

« J’ai la mémoire courte, mais le futur ne s’oublie pas. » Louis Chedid

 

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