· 

Sécurité émotionnelle. Entre croyances et illusions. Muladhara chakra et Swadhisthana chakra.

« L’univers est né de la joie et c’est pour cela que vous en trouverez dans le monde. Sans elle, la vie est une épreuve. Vous devez essayer d’atteindre à cette joie d’où est jailli le monde. » Ma-Ananda Moyi

 

La meilleure image de la « sécurité » se trouve dans les domaines dits « dangereux » et « à risques potentiels ». Mais on retrouve cette notion de sécurité dans chaque fonctionnement de la société humaine. Si ce « besoin » voire cette « obsession » de sécurité est si présente dans les sociétés modernes, c’est que l’humain se sent de plus en plus « vulnérable » dans son propre environnement. Ainsi dans une version dite « extrême », les personnes qui volontairement prennent des risques ou jouent avec « la mort », se défient elles-mêmes dans ce rapport dual entre « toute puissance » et « fragilité personnelle ». Mais au fond, la sécurité n’est qu’une croyance, mais aussi une grande illusion sur la vie.

 

"Car il y a bien « peur maladive » et « peur nécessaire »."

 

La peur est au carrefour des actes les plus profonds de l’être humain. Non pas cette idée en  écho, tant rabâchée dans les manuels scolaires, de cette peur de l’homme de la préhistoire face au Mammouth, mais bien celle enfouie dans les profondeurs structurales et vibratoires des cellules des hommes modernes. Car il y a bien « peur maladive » et « peur nécessaire ». La première est celle d’un profond dérèglement personnel énergétique intérieur, l’autre concerne sa propre survie (intégrité physique).

 

Dans le fonctionnement énergétique humain, les chakras corporels (fréquences vibratoires des champs de conscience) indiquent du bon fonctionnement de notre corps énergétique et de sa fluidité énergétique à travers la Kundalini (spirale vibratoire harmonique qui unie l’ensemble des chakras corporels des pieds à la tête, dans un va et vient permanent du bas vers le haut et du haut vers le bas). Et dans ces 7 chakras principaux de la tradition Védique, se trouvent les deux premiers chakras : le premier « racine » Muladhara (zone du coccyx et périnée) associé à la couleur vibratoire rouge et le second « soi ou espace intérieur » Swadhisthana (zone du  bas ventre et sacrum) associé à la couleur « orange ». Et ces deux premiers chakras sont le fondement de notre personne et nous « rattachent » à notre naissance (lien parental) et à notre enfance (enfant intérieur).

 

"Le mental étant un programme que chaque individu construit et met en place pour palier aux déséquilibres énergétiques"

 

Je considère ces deux premiers chakras comme véritablement indépendants, comme les deux méridiens des merveilleux vaisseaux « conception » et « gouverneur » de la tradition chinoise produits lors du développement embryonnaire du fœtus. Ces deux chakras vont conditionner le bon ou mauvais fonctionnement des chakras suivants, notamment le troisième « jaune » (affirmation de soi) zone du nombril, le quatrième « vert » (amour inconditionnel) zone de la poitrine et le cinquième « bleu » (communication et relation) zone de la gorge.

 

Dans mes expertises auprès de patients, je constate que c’est le défaut énergétique et structurel de ces deux premiers chakras qui conditionne chez les personnes une compensation dans la structure « mentale » personnelle. Le mental étant un programme que chaque individu construit et met en place au cours de sa vie pour palier les déséquilibres énergétiques de ces deux premiers chakras, et bien entendu l’étendra et le renforcera dans son développement adulte au fonctionnement des chakras suivants. Et la « sécurité » est un programme mental, c'est-à-dire une croyance fondée sur une illusion, celle de se sentir en « sécurité » et de se « protéger » de ses « fragilités » personnelles (ces deux premiers chakras, compensés par un schéma mental).

 

"Hors cet équilibre doit être confronté continuellement pour faire perdurer cette illusion de « sécurité »."

 

D’un coté, nous allons avoir des personnes qui cherchent à se « sécuriser » de toutes les manières possibles face aux évènements extérieurs et dont le principal « obstacle » est l’autre (créateur d’insécurité personnelle) comme à travers la relation, la maladie, la différence, etc… Et de l’autre des personnes qui défient le « danger » pour « contrôler » leur insécurité émotionnelle personnelle. Mais dans ces deux cas, la problématique est la même, il y a « fragilité  intérieure », et c'est juste un programme mental différent de compensation, pour donner une « illusion » d’équilibre interne. Hors cet équilibre doit être confronté continuellement pour faire perdurer cette illusion de « sécurité ». Nous voyons bien à travers l'exemple du virus du Covid-19, cette peur « latente » chez les personnes vivant une « insécurité intérieure » personnelle, et qui à travers cet évènement collectif réactivent cette problématique en y donnant une importance démesurée, proportionnelle à leur « peur intérieure » (et non à leur « paix intérieure »). De même, dans les sports dits « extrêmes », et notamment ceux « ordaliques » (mise en scène de sa propre mort) nécessitant un engagement sans retour en arrière (ou alternative de retrait) comme par exemples l'Apnée no limit, le BASE jump, le ski freeride, le surf de grosses vagues, l'himalayisme, la sécurité est abandonnée à une forme de « lâcher prise » (souvent un déni inconscient) et surtout à une forme de « sur-contrôle émotionnel » (discours personnel de maîtrise = auto-rassurance sur le contrôle de la situation). Ce sont donc bien des schémas mentaux adaptatifs qui donnent une illusion de « contrôle ».

 

"Exister ou ne pas exister ? Être légitime ou pas dans cette existence ?"

 

Hors la « sécurité » n’est pas un domaine de contrôle, car c’est un facteur personnel intérieur et non extérieur. Et on confond souvent « sécurité » et « danger », et il faut savoir différencier « ses peurs » des véritables « dangers » environnants. Le premier est du domaine « émotionnel » (instabilité et réactivité), l’autre est celui de « intelligence » (perception et analyse). Et une grande « instabilité » et une forte « réactivité émotionnelle » sont produites par un défaut énergétique sur les deux premiers chakras et une compensation « mentale » non cohérente et artificielle. Une « intelligence » environnementale, est liée aux chakras du cœur « amour inconditionnel » associé aux deux derniers chakras « Ajna ou troisième œil » indigo (perception) et « couronne » magenta (projection, anticipation).

 

Un déséquilibre du premier chakra « racine » lié à son histoire personnelle, à sa naissance, aux liens parentaux voire ancestraux par induction, créer un « vide » énergétique qui ne permet pas d’aller puiser l’énergie dans ses propres racines personnelles (et familiales). Soit par ce qu’elles sont inexistantes (séparation, abandon, mort d’un ou des patents) ou inactives (rejet, psycho-traumatisme, survie, déni, secret). Dans ce cas là, on ne peut aller se « relier » aux qualités qui permettent d’activer le grand mouvement de l’énergie liée à notre vie sur cette terre comme à notre histoire personnelle. Exister ou ne pas exister ? Être légitime ou pas dans cette existence ? Un défaut d’enracinement créer alors la « peur », car la peur est un manque de densité énergétique, un vide « existentiel » originel (souvent porté par les parents et les ancêtres), problématique trans-générationnelle ou karmique.

 

"Ce deuxième chakra est la base de la construction personnelle et de notre « véritable » relation au monde, à l’existence et à la vie."

 

Un déséquilibre dans le second chakra « soi ou enfant intérieur » est lié à son vécu d’enfant et à sa propre capacité à être un « enfant » ne voyant le monde qu’à travers l’innocence, la curiosité, sans filtre, sans conditionnement, sans peurs, sans tabous, dans une très grande liberté à l’image du vivant et de la vie, tout comme une créativité sans limites, en lien avec l’univers « invisible » aux 5 sens. Quand cet espace de créativité de « soi » a été empêché, contrarié, bousculé, limité, non encouragé dans l’enfance, c’est aussi un grand « vide » énergétique de présence personnelle qui va se créer dans ce chakra, comme une « non existence » personnelle. Ce deuxième chakra est la base de la construction personnelle et de notre « véritable » relation au monde, à l’existence et à la vie. C'est un espace énergétique considéré par la tradition Védique comme « sacré ». Ce chakra est la première porte d’accès à la spiritualité, c'est-à-dire à la perception vibratoire du champ unifié de conscience immatériel d’où le cosmos a émergé puis évolué. Ce vide « existentiel » va générer des angoisses, car il est impossible de se rassurer via un vécu profond positif expérimenté dans l’enfance et non conditionné par le mental. Et les angoisses activent le besoin de « sécurité », en poussant dans certains cas à confronter son besoin impérieux de sécurité à une mise en danger réelle physique (prise de risque, jeu ordalique) ou alors en créant un fantasme obsessionnel d’un danger environnement (maladie, relation, argent).

 

"Un corps énergétique bien équilibré, où chaque fonction des chakras est fluide et active, n’a pas besoin de compensation « mentale » artificielle"

 

La « sécurité », qu’elle soit activée par un besoin ou un contrôle, est donc une croyance et une illusion du mental, pour combler artificiellement un grand vide énergétique sur les deux premiers chakras. Un corps énergétique bien équilibré, où chaque fonction des chakras est fluide et active, n’a pas besoin de compensation « mentale » artificielle et de chercher à créer des situations ou à chercher à se relier à des situations qui activent cette croyance de « sécurité » nécessaire. Note corps est conçu par l’intelligence de la vie et du vivant pour être complètement opérationnel et en adéquation avec chaque situation rencontrée. Et le danger quand il ne concerne pas la « survie » ou « l’intégrité personnelle » n’est pas du domaine du travail « mental » (qui est un co-pilote et non un gouverneur autoritariste). Ce sont les sphères trans-personnelles, des plans supérieurs de conscience liés au « causal » et au « spirituel » qui vont véritablement agir et nous permettre d’évoluer dans cette existence. La conscience « corporelle » est limitée à la conscience « matérielle » et « émotionnelle » de nous-mêmes, et en aucun cas au grand mouvement de la vie et du champ unifié de conscience qui est le grand « chef d’orchestre ».

 

"Et dans le plan spirituel, méta conscience de l’univers, champ quantique, la notion de « sécurité » n’existe pas car le « danger » n’existe pas non plus."

 

Le plan « causal » nous relie à notre existence sur notre Terre, dite « matérielle » atomique, et lorsqu’on dépasse le plan causal de notre existence « le pourquoi » (lien karmique), on accède à la pleine vibration du plan « spirituel » totalement détaché du plan « terrestre » structurel, émotionnel, mental et causal. Et dans le plan spirituel, méta conscience de l’univers, champ quantique unifié, la notion de « sécurité » n’existe pas car le « danger » n’existe pas non plus, puisque c’est la « vie » qui est la grande organisatrice du tout « vivant ». Chaque existence a donc sa place, sa légitimité et son espace d’évolution organisé dans ses moindre subtilités et potentiels personnels, sous le regard bienveillant de l’âme qui l’accompagne.

 

"Le grand modulateur est le chakra du Coeur « Anahata », c'est à dire la voie de l'amour inconditionnel de la vie."

 

Vivre est un état de présence profond, non mental, non émotionnel. C'est un état de reliance et de connexion à ce qu'il y a de plus puissant et de plus magique dans le champ quantique : la « supra intelligence », où le cosmos et la vie sont des émergences visibles, mais dont on ne peut aborder la véritable quintessence que par la spiritualité, c'est à dire par les très hautes fréquences vibratoires. La recherche de « sécurité émotionnelle » est donc en réalité un outil obsolète et inadapté à une évolution vers son futur potentiel et à la propre réalisation du soi. Notre corps physique est un récepteur et un émetteur de fréquences vibratoires très complexes, et dont le grand modulateur est le chakra du Coeur « Anahata », c'est à dire la voie de l'amour inconditionnel de la vie.

 

Ce sont la syntonie et la fluidité énergétique de tous les chakras corporels, qui permettent d'accéder aux très hautes fréquences vibratoires qui sont les harmoniques de ces chakras énergétiques. Il n'y a pas de réalisation de soi, ni de conscience spirituelle réalisée sans cette parfaite harmonie vibratoire de notre corps physique. Et savoir vivre pleinement cette existence de l'âme incarnée, c'est tout simplement apprendre à s'accorder au sens véritable de la vie, qui est une énergie non matérielle, non mentale, non émotionnelle et non causale.

 

- Jérôme Rochelle -

 

Article sous Copyright ©  Jérôme Rochelle / Tous droits de reproductions interdits sans l'accord de l'auteur


- À propos de Jérôme Rochelle -

Amoureux de la nature, ancien grimpeur et alpiniste de haut-niveau, passionné de vol en wingsuit, Ingénieur en physique thermodynamique puis formé à la Médecine Traditionnelle Chinoise, à la Bioénergie et à la Psycho-énergétique, spécialiste en mémoire trans-générationnelles et karmiques.

> Lire la Bio.

 

BIO RESONANCE COACHING ®